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Marie appelée la Magdaléenne (Marie, Marie-Madeleine)

Marie appelée la Magdaléenne (Marie, Marie-Madeleine)

Site historique consacré à Marie, surnommée "la Magdaléenne" (alias Marie de Magdala, alias Marie-Madeleine)

Marie la Magdaléenne est la Mère de Jésus, par Saint Éphrem le Syrien

Éphrem le Syrien, Mosaïque de Nea Moni (11e siècle)

English version

Link below

Voici ce qu’écrit notamment Saint Éphrem le Syrien (mort en 373), Père et Docteur de l’Église (surnommé « La harpe du Saint-Esprit »), au sujet de la mère de Jésus :

 

« Marie s’empressa de remplacer les apôtres pour exécuter les ordres du Seigneur. Cependant, elle n’avait pas pour rôle de donner des conseils, de commander, ou de prévenir la parole de Jésus ; aussi la réprimanda-t-il, parce qu’elle avait agi avec précipitation : Mon temps n’est pas survenu (Jean 2, 4) ; ils demanderont du vin, tous verront que le vin manque, et alors se produira le signe miraculeux. Ainsi, quand sa mère le vit, après sa victoire sur les enfers, elle voulut le caresser maternellement [Il s’agit de Marie de Magdala en Jean 20, 17]. Mais Marie qui l’avait suivi jusqu’à la croix, avait été confiée à Jean en ce jour, par ces paroles : Femme, maintenant voici ton fils ; jeune homme, maintenant voici ta mère (Jean 19, 26-27). Aussi, après la résurrection, l’empêcha-t-il de s’approcher à nouveau de lui, parce que, dit-il, depuis lors Jean est ton fils. »[1]

 

« Pourquoi donc a-t-il empêché Marie de le toucher ? Peut-être parce qu’il l’avait confiée à Jean : Femme, voici ton fils (Jean 19, 26). Cependant, comme Marie était là pour le premier miracle [Cana], de même elle eut les prémices de la sortie des enfers. Ainsi, bien qu’elle ne l’ait pas touché, elle fut réconfortée. »[2]

 

Saint Éphrem (306-373) n’est que l’un des nombreux témoins de l’ancienne tradition syriaque, aujourd’hui oubliée, mais antérieure de plusieurs siècles à la tradition latine (qui a fait de Marie de Magdala une prostituée). Cette antique tradition n’opère aucune distinction entre Marie surnommée “la Magdaléenne” et la mère de Jésus.


[1] Éphrem de Nisibe, Commentaire de l’Évangile concordant ou Diatessaron 5, 5, traduction Louis Leloir, Paris, Cerf, 1966, p. 109.

 

[2] Éphrem de Nisibe, Commentaire de l’Évangile concordant ou Diatessaron 21, 27, traduction Louis Leloir, Paris, Cerf, 1966, p. 390.

 

Sur Saint Éphrem de Nisibe dit le Syrien, voir :

 
 

 

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