Site historique consacré à Marie, surnommée "la Magdaléenne" (alias Marie de Magdala, alias Marie-Madeleine)
22 Avril 2018

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La Tour Magdala (Rennes le château)
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MAGDELA: THE "TOWER"? - Marie appelée la Magdaléenne (Marie, Marie-Madeleine)
Mary Magdalene The Unsuspected Truth (Part IV) Magdala Tower (Rennes le Château) MAGDELA: THE "TOWER"? - But Magdela does not also designate a "tower" in Aramaic? - Of course. And we still find here
http://marie-la-magdaleenne.over-blog.com/2019/06/magdela-the-tower.html
Extrait de : Thierry Murcia, Marie-Madeleine : l’insoupçonnable vérité ou Pourquoi Marie-Madeleine ne peut pas avoir été la femme de Jésus, Propos recueillis par Nicolas Koberich[1], La Vie des Classiques (éditions les Belles Lettres), 2017, p. 13-15.
- Mais Magdela ne désigne-t-il pas également une « tour » en araméen ?
- Mais oui. Et on retrouve encore ici cette même idée d’« élévation ». On peut alors se demander si Marie n’a pas été surnommée « la Tour » en raison de son « éminence ». De fait, c’est le sens le plus immédiat du mot.
- Un surnom de ce genre n’aurait rien eu de surprenant à l’époque. On peut voir que, dans l’Évangile, Simon-Pierre est surnommé « le Rocher » (Céphas), tandis que Jacques et Jean sont surnommés les « fils du tonnerre »…
- Et Jacques, dit « le Juste », également appelé « le frère du Seigneur », était surnommé le « Rempart ». « La Tour », « le Rempart », de telles appellations paraissent avoir été plus particulièrement courantes pour désigner ceux qui, parmi les proches de Jésus, étaient considérés comme des « piliers ». Ce n’est sûrement pas non plus une coïncidence si la plus belle des tours de Jérusalem portait justement le nom de « Mariamme », autrement dit « Marie ». « Marie la Tour » fait sans doute écho à cette « Tour Marie ». Symboliquement, Jacques et Marie, le rempart et la tour, pourraient bien avoir joué, dans l’esprit des premiers chrétiens, un rôle de protection spirituelle vis-à-vis de la Ville Sainte et de la communauté qui y résidait… Notez d’ailleurs que ce lien établi entre Marie de Magdala et « la Tour » se retrouve dans plusieurs sources anciennes.
- Mais la Tour n’était-elle pas également un des symboles de l’Église ? Et la Vierge Marie n’est-elle pas également parfois invoquée en tant que « Tour d’ivoire » ou que « Tour de David » ?
- En tant que forteresse inexpugnable, la Tour, Magdela en araméen, était, dans l’église des premiers siècles, une image de la virginité et de la chasteté. Or l’Église a très tôt été personnifiée. Elle a alors été représentée aussi bien sous les traits d’une femme que sous la forme d’une tour. Et, la mère de Jésus, elle, a rapidement été considérée comme le « type », la « figure » de cette même Église. Notez d’ailleurs que dans la littérature syriaque des premiers siècles, c’est Jésus lui-même qui est ainsi nommé, Magdela, « la Tour » !
- Vous dites que Jésus est lui aussi appelé Magdela ?
- Mais oui, dans certains documents anciens rédigés en syriaque. Chez Aphraate et Éphrem, notamment...
- Mais une chose m’interpelle : puisqu’il s’agit d’un surnom, pourquoi aucun des évangélistes ne nous propose-t-il de traduction pour les termes hê Magdalênê que l’on trouve accolés au nom de Marie ?
- La réponse peut sembler évidente : sans doute parce que nul, à l’époque de la rédaction des évangiles, ne devait en ignorer le sens. Ou bien, tout simplement, le sobriquet était-il devenu si attaché à sa personne qu’il n’appelait plus de traduction. L’implicite est à l’explicite ce que l’oral est à l’écrit. Volatile par nature, s’il ne change pas de stade, il finit par se perdre…
- Récapitulons. Les mots traduits par de Magdala renvoient-ils plutôt à Marie « la Tour » ou à Marie « la Grande » ?...
- Le sens est le même. En hébreu, comme en araméen, le premier découle du second. Il s’agit dans tous les cas d’une appellation élogieuse attribuée à Marie et destinée à souligner son caractère éminent : la « Grande », la « Magnifiée », l’« Exaltée », voire la « Tour ». En la désignant ainsi, les évangélistes n’avaient aucune raison d’être plus précis : leurs premiers destinataires savaient immédiatement de qui il s’agissait.
- Une richissime ex-prostituée ?
- Vous n’y êtes pas du tout. C’est tout le contraire.
- C’est pourtant bien la tradition de l’Église ?
- Ça dépend de quelle Église on parle. L’église catholique et romaine ?
- Oui. On lit dans La Légende dorée de Jacques de Voragine que la Madeleine – je cite : « s’abandonnait tout entière aux délices des sens » et qu’elle « avait si complètement livré son corps à la volupté qu’on ne la connaissait plus que sous le nom de la Pécheresse ».
- Jacques de Voragine est un auteur italien du xiiie siècle. Il s’agit d’une légende médiévale : elle n’a aucune valeur historique.
- Mais Jacques de Voragine se fait peut-être ici l’écho d’une tradition plus ancienne ?
- Vous avez raison, cette tradition est en effet plus ancienne. Mais son acte de naissance est daté avec précision : elle est officiellement née à l’extrême fin du vie siècle seulement, soit plus de cinq siècles après la rédaction finale des évangiles.
[1] Docteur ès Lettres et écrivain.

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L'identité de la pécheresse anonyme - Marie appelée la Magdaléenne (Marie, Marie-Madeleine)
Marie de Magdala, Marie de Béthanie et la pécheresse anonyme Extrait de : Thierry Murcia, Marie-Madeleine : l'insoupçonnable vérité ou Pourquoi Marie-Madeleine ne peut pas avoir été la femme...
http://marie-la-magdaleenne.over-blog.com/2018/04/l-identite-de-la-pecheresse-anonyme.html
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About the Author Thierry Murcia is a french historian (Doctor in History with highest honors, unanimous jury congratulations and special mention) who specializes in the study of ancient Judaism and
La Version scientifique, disponible à la Fnac, sur Amazon ou chez votre libraire, publiée aux Presses Universitaires de Provence (2017)
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