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Marie appelée la Magdaléenne (Marie, Marie-Madeleine)

Marie appelée la Magdaléenne (Marie, Marie-Madeleine)

Site historique consacré à Marie, surnommée "la Magdaléenne" (alias Marie de Magdala, alias Marie-Madeleine)

Marie de Magdala est-elle la compagne de Jésus ?

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Jésus et Marie-Madeleine : La dernière tentation du Christ, 1988

XXIX

Marie de Magdala compagne de Jésus ?

Extrait de : Thierry Murcia, Marie-Madeleine : l’insoupçonnable vérité ou Pourquoi Marie-Madeleine ne peut pas avoir été la femme de Jésus, Propos recueillis par Nicolas Koberich[1], La Vie des Classiques (éditions les Belles Lettres), 2017, p. 72-75.

 

-          Vous venez de faire allusion aux sources gnostiques. Mais, dans ces documents justement, Marie de Magdala n’est-elle pas présentée comme la femme de Jésus ?

-          Il convient d’abord de préciser que, dans les écrits gnostiques ou assimilés, le nom complet « Marie de Magdala » est assez peu mentionné. Le plus souvent, il est simplement question de « Marie ». Or, les spécialistes de ces textes s’opposent concernant l’identité de celle-ci. D’aucuns affirment qu’il s’agit de Marie de Magdala tandis que d’autres assurent qu’il s’agit, au contraire, de la mère de Jésus. 

-          Est-il possible de les distinguer ?

-          La plupart des spécialistes défendent l’idée que lorsqu’il est question de Maria dans ces documents, il s’agit de la mère de Jésus ; tandis qu’ils considèrent, au contraire, que la forme Mariam (ou ses dérivés : Mariham, Mariamme) renvoie préférentiellement à « Marie-Madeleine ».

-          Et qu’en est-il ?

-          Ce postulat est faux. Dans les évangiles, la mère de Jésus est beaucoup plus souvent appelée Mariam que Maria (dans le texte grec). Pour Marie de Magdala, c’est l’inverse : elle est plus souvent nommée Maria que Mariam. Il en est exactement de même chez les Pères de l’Église des premiers siècles. En fait, Maria n’est que la forme grécisée de Mariam. C’est aussi la raison pour laquelle tous les personnages évangéliques que nous appelons « Marie » peuvent aussi bien être appelés Maria que Mariam. Dans sa traduction latine de la Bible, la Vulgate, Jérôme utilise toujours la forme Maria quand il se réfère aussi bien à Marie de Magdala qu’à la mère de Jésus. Dans les versions syriaques, toutes deux sont appelées Mariam.

-          Alors qui donc est cette Marie des écrits gnostiques ?

-          La réponse est élémentaire. Il s’agit à la fois de Marie de Magdala et de la mère de Jésus : c’est le même personnage. Vouloir à toute force les distinguer revient ni plus, ni moins, à s’opposer sur la question de savoir si c’est plutôt « bonnet blanc » ou « blanc bonnet »…

-          Auriez-vous un exemple précis ?

-          Prenons la Pistis Sophia. Il s’agit d’un ouvrage de 354 folios rédigé en copte et découvert en Égypte en 1773. Sa rédaction pourrait remonter au début du iiie siècle. On y croise plusieurs personnages féminins du nom de Marie : la mère de Jésus, Marie de Magdala et « l’autre Marie », autrement dit la mère de Jacques et Joses.

-          Alias Marie femme de Clopas.

-          C’est cela. Or, le personnage féminin central est lui aussi nommé « Marie », sans autre précision. De laquelle s’agit-il ? Si l’on examine ce document avec attention, on constate, en fait, que Marie mère de Jésus et Marie de Magdala ne sont jamais présentes simultanément. L’explication la plus évidente, et qui a jusqu’ici échappé à tous les commentateurs, est qu’il s’agit, en fait, d’un seul et même personnage. Il n’y a donc en réalité dans la Pistis Sophia que deux personnages nommés Marie : la mère de Jésus et « l’autre Marie ». Et il en est de même dans tous les textes gnostiques ou assimilés qui nous sont parvenus.

-          On lit pourtant dans l’Évangile selon Marie :

 

Pierre dit à Marie : – Sœur, nous savons que le Sauveur t’aimait plus qu’aucune autre femme…

 

S’agit-il également de sa mère ?!

-          Mais oui. Relisez bien la totalité du passage en le resituant dans son contexte. Vous verrez qu’il est bien question ici de la mère de Jésus alias Marie de Magdala. Les dialogues de révélation gnostiques ont pour cadre l’après-Résurrection. Tous prétendent apporter de nouvelles révélations de Jésus et leur principal enjeu est de convaincre le lecteur, ou l’auditeur, de la véracité de celles-ci. C’est pourquoi tous disent dépendre du témoignage de la propre mère du Sauveur missionnée par son Fils car supposée gardienne de ces prétendus mystères.

-          Le cas échant, pourquoi, dans l’Évangile selon Philippe, Marie est-elle appelée la « compagne » de Jésus ?

-          Compagne ne veut pas nécessairement dire épouse. Le mot traduit ici du copte est un emprunt au grec koinônos qui désigne celui « qui a part à », « qui s’associe à », et donc le « compagnon », sans connotation sexuelle au départ. De toute façon, dans ce type d’écrit, même le mot « épouse » ne veut pas forcément dire « épouse » au sens charnel du terme !

-          Ah oui… l’Église aussi, depuis son origine, est qualifiée d’« épouse » du Christ.

-          Et Marie n’est-elle pas, elle-même, considérée comme la « figure » de cette même Église ? Dans cette perspective spirituelle la mère de Jésus est donc bien, elle aussi, « l’épouse » du Christ.

-          Euh… vous n’allez pas un peu loin ?

-          Mais pas du tout. Pour les gnostiques, en tant que modèle, Marie ne peut être la compagne de Jésus que dans un sens de complémentarité spirituelle : elle est son « double féminin ». Elle et Jésus sont des « âmes sœurs ». Dans l’Évangile selon Philippe, auquel vous venez de faire référence, on lit d’ailleurs également aussitôt après :

 

Car Marie est sa sœur, sa mère et sa compagne.

 

-          Les trois à la fois ?

-          Ce genre de formule, qui peut sembler insolite, n’a évidemment de sens qu’au plan spirituel. Mais elle n’est pas typiquement gnostique. Vers la même époque, Saint Éphrem de Nisibe, qui n’a rien d’un hérétique, dit exactement la même chose de la Vierge Marie. Elle est à la fois, expose-t-il, « la sœur, la mère et l’épouse » de Jésus. Or je vous rappelle que pour ce Père de l’Église syriaque, Marie de Magdala est la mère de Jésus.

-          Qu’est-ce que ça signifie ?

-          L’idée est que Marie bénéficie de tout l’amour que Jésus peut lui porter. Il n’est pas uniquement comparable à celui qu’un fils porte à sa mère, ou qu’un frère porte à sa sœur, ou qu’un mari porte à sa femme. Il est les trois à la fois. C’est cette idée d’amour total que l’on retrouve dans l’Évangile selon Philippe. Et c’est aussi pourquoi on peut lire dans l’Évangile selon Marie que Jésus aimait Marie « plus qu’aucun des disciples » et « plus qu’aucune autre femme »…

 

[1] Docteur ès Lettres et écrivain.

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Magdalena MagMaRa 27/08/2020 23:48

B
Les informations sur Marie la maman de Jésus sont claires , détaillees.
Les informations sur la sœur de Lazare Marie de la localité de magdala sont claires.
Il n'y a jamais eu dès que sort 6 fait sur la sœur de Lazare.
Cette théorie semble avoir été conçu comme obstacle fait aux mérovingiens et alors descendance et parmi ceux qui sont en 5 jours de faire prévaloir sa responsabilité vis-à-vis et Anvers de ce qui partage les mêmes valeurs d'origine que YESHUWAH dont le nom est traduit en latin Jesus reconnu par les Grecs comme étant un Aointe de D'ieu donc un Christos... Désigné la mère de Jésus commettant celle que l'on a qualifié comme étant sa c épouse en plus de sa sœur spirituelle et donc compagnon...
Marie qui enchantera Jésus et l'autre portant le titre mariage de Marie dit de magdala dans le prénom était Béthanie et tes 2 femmes d'une grande pureté et d'une élévation spirituelle bien au-delà de Pierre lui-même. Les deux maris que ce soit Marie la mère de Jésus où Bethany pourtant aussi le titre de Marie et provenant de magdala et sœur de Lazare de par les traditions de l'époque de leur groupe une branche Hébraïque les Essenew.
Toutes les deux été des Femmes conçu par leurs parents dans des sacs de pure de procréation et donc vierge de tout péché vierge jusqu'à ce qu'elle soit promise alors c'est fou selon les coutumes de l'époque
Il est important de conserver le respect qu'il aurait dû.
Celle qui durant la crucifixion on transmis beaucoup de force au Crucifié.
Paix Profonde